La gestique de l’homme interfacé : questions et perspectives d’un champ d’études interdisciplinaires. Pour une anthropologie des gestes numériques, Peppe Cavallari, Daiana Dula, Marine Siguier. Introduction à  Interfaces Numériques volume 15/1&2, 2O26

Auteurs

Peppe Cavallari, Maître de conférences en SIC, Institut catholique de Paris,

Daiana Dula, Maîtresse de conférences en SIC, Normandie université-Le Havre, 

Marine Siguier, Maîtresse de conférences en SIC, CY Cergy Paris Université.

Panorama thématique

“La diversité des thématiques abordées dans ce dossier illustre ce passage d’un geste d’appareil à une véritable anthropologie des gestes numériques. La diversité des contributions montre comment, derrière chaque clic ou scroll ou tap, se cache une geste — un récit qui définit notre être-au-monde contemporain. Répartis sur deux numéros d’un même volume intitulé La geste et le geste numériques : pour une gestique de l’homme interfacé, les articles sélectionnés portent l’interdisciplinarité et la diversité épistémique pour principes. Nous avons ordonné ces propositions autour de cinq grandes thématiques : Politiques de réappropriation ; Corps design et mimétisme ; Archéologie et poétique du geste ; Esthétiques de la présence ; Critique des gestes modèles” 

Extraits de la relation Geste/Trace 

“La geste indique une manière de faire trace, de garder en mémoire à travers une narration qui devient vision du monde culturellement prédominante.” (Laurence Mathey, 2023). (…)

“Dans l’epos (au sens du récit épique) du numérique trivial, le geste grammatise, enregistre, trace, sur un écran et parmi les écrans. Le geste numérique est toujours en suspens (Citton, 2012), et pourtant il s’actualise en permanence dans ses traces, qui sont autant de notifications du temps réel, celles de l’« être en train de » et de l’« il y a », soit des marqueurs temporels de l’être en ligne et de la performance d’écran (Cavallari, 2020, 2021)”.(…)

“Nous postulons que le geste, dans sa déclinaison digitale, réinvente la geste, dans son acception médiévale, par le fait de raconter et de se raconter. La mise en scène de soi sur les réseaux et les plateformes (Aubert & Haroche, 2011 ; Georges, 2009 ; Siguier, 2025 ; Stiegler, 2012) transforme à son tour les gestes liés aux histoires écrites, lues et éditées, mais elle convoque également une véritable phénoménologie du « corps-trace » (Galinon-Mélénec, 2017).” (…).

“Plusieurs contributions questionnent la transition entre les gestes ancestraux (écriture, fouille) et leur traduction numérique ou biologique, interrogeant la nature même de la trace, de la reproduction et de la vérité. “Les effets de la production et de la socialisation numérique des traces sont aussi interrogés au prisme des pratiques forensiques” (Michaël Bourgatte, 2026).” (…).

Texte entier en open source  

https://www.unilim.fr/interfaces-numeriques/5651

 

 

 

 

 

Architextualiser le geste : architecture et numérique dans la mutation des régimes de conception par Hafida Boulekbache-Mazouz. Revue Interfaces numériques Vol 15/1

Auteur

Hafida Boulekbache. Architecte urbaniste et chercheur en communication urbaine. Hafida Boulekbache est Professeur des universités, membre du laboratoire Larsh, Directrice du département DeVisu et co-directrice avec Béatrice Galinon-Mélénec et Sylvie Leleu Merviel de L’Homme-trace. La trace, du sensible au social tome 5 de la série L’Homme-trace (CNRS éditions).  

Introduction du lien entre geste architectural et trace

« Le geste architectural constitue l’acte inaugural de toute conception. De la genèse de l’idée à son expression graphique, du dessein au dessin, il se déploie, se structure et s’incarne dans la matière, dans la mémoire et désormais dans les environnements numériques. Il relève à la fois du mouvement, de la pensée et de la trace : un processus par lequel une image intérieure se transforme en forme partageable, articulant intention, projection et matérialité.

La trace ne saurait être réduite au simple résidu d’une action. Elle agit comme opérateur de relations et de significations : elle témoigne, relie et rend présent ce qui n’est pas encore réalisé. Dans la perspective anthropo-sémiotique de Galinon-Mélénec (2017) la trace s’entend comme une empreinte relationnelle, à la fois inscription et indice d’un système d’interactions. Le geste architectural s’inscrit pleinement dans cette logique : il engage une intention au sein d’un milieu technique et social qui en conditionne la lisibilité et la portée. À travers le dessin, le plan, l’élévation, la maquette, mais aussi la modélisation 3D, le BIM ou les dispositifs paramétriques, le geste produit une inscription où la pensée se matérialise « en acte » et acquiert une dimension communicable dans l’espace professionnel. Le numérique ne supprime pas le geste ; il en modifie les modalités, l’étend et parfois le reconfigure, en introduisant de nouvelles formes d’exploration, de simulation et de fabrication » Hafida Boulekbache-Mazouz. 

Suite en open source sur le lien suivant :  https://www.unilim.fr/interfaces-numeriques/5663

Mots clefs 

Médiation de collections minières en ligne : une analyse qualitative de pratiques d’amateurs-témoins Juliette Le Marquer, Les enjeux (avril, 2026).

Auteure

Juliette Le Marquer, postdoctorante à l’Université Claude Bernard Lyon et rattachée au laboratoire ELICO.  Elle est membre de InterGestes. juliette.le-marquer@univ-lyon1.fr

Résumé (par l’auteure)

Cet article propose d’analyser des pratiques de médiation de collections d’objets miniers, partagées en ligne via Facebook. Après un rapide état de l’art sur la place du web comme médium dans les processus de patrimonialisation, l’article revient sur les formes d’engagement d’amateurs dans le partage de la mémoire en ligne. S’appuyant sur une enquête qualitative, l’étude porte à la fois sur la constitution de collections en tant que support de la mémoire minière ; sur le choix de Facebook comme support des collections ; et sur la construction de sens engendrée par les interactions sur ce dispositif d’entre-soi. Les principaux résultats mettent en évidence l’usage de Facebook qui contribue à partager une mémoire à portée limitée, ancrée dans des projets individuels et collectifs et favorisant des formes de reconnaissance locales en tant que témoin indirect de ce passé.

Extrait 

Parmi les enquêtés, nous distinguons deux statuts, celui de témoin direct ou de témoin indirect. Le témoin direct – à l’image de l’ancien mineur — est « celui qui a eu l’évidence phénoménologique, en chair et en os, de ce qui s’est passé » (Bachimont, 2020, p. 82). Les témoins indirects n’ont, quant à eux, pas participé à ces événements mais proposent une interprétation du passé à partir de leur propre vécu. Ils deviennent alors « quasi témoins » (Gellereau, 2010, p. 20), s’identifiant eux-mêmes dans l’expérience de ceux qu’ils décrivent et préservant leur mémoire. Cette idée est notamment amorcée par Renaud Dulong (1998) pour qui les témoins indirects représentent les récipiendaires des récits des témoins directs. Selon lui, « une expérience seconde de l’événement est en mesure de générer d’autres témoins. Ceux-ci ne seraient pas de « second degré », ils n’auraient pas pour fonction de véhiculer l’information, mais ils auraient à témoigner de l’expérience qui les a initiés à l’événement » (Dulong, 1998, p. 207). Les témoins indirects construisent alors leurs récits à partir d’un regard nouveau, s’appuyant sur des preuves du passé afin de perpétuer un lien entre l’événement et le présent. Ils sont des référents, capables d’interpréter « dans chaque objet les traces d’une pratique humaine » (Gellereau, 2015, p. 85). Dans cet article, c’est plus précisément l’activité des descendants et médiateurs qui nous intéresse ».

Lien

Le Marquer Juliette, « Médiation de collections minières en ligne : une analyse qualitative de pratiques d’amateurs-témoins »

 

 

 Traces du dé/colonial au musée. Bodenstein (Felicity), Oswald (Margareta von), Oţoiu (Damiana) & Seiderer (Anna) (dir.)/L’Académie des Traces (2023-2024) 

Auteurs

Felicity Bodenstein, maîtresse de conférences en Histoire de l’art contemporain et Patrimoine à Sorbonne Université.
Margareta von Oswald, chercheuse en Anthropologie au Centre d’études avancées « inHerit. Heritage in transformation » à la Humboldt-Universität zu Berlin.
Damiana Oţoiu, maîtresse de conférences en Anthropologie politique à l’université de Bucarest.
Anna Seiderer,  maîtresse de conférences en Art et anthropologie à l’université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis

Résumé

La trace est ici conçue comme « le signe manifeste d’une absence matérielle ou temporelle ; elle est le fruit d’une forme à venir : son sens se transforme en permanence et peut à tout moment basculer de part et d’autre du dé/colonial » (Intro, p. 16). Deux interrogations traversent l’ouvrage : celle de la trace et celle du geste.  Elles soutiennent l’analyse des différents volets du travail muséal et  conduisent à déconstruire « la violence coloniale […] pensée depuis les gestes d’effacement volontaire ou accidentel de la trace que l’on peut observer en étudiant ses trajectoires » (ibid., p. 21). Sont observés « les processus de déplacement et de recouvrement par lesquels l’acceptation morale et politique des pratiques scientifiques, curatoriales ou artistiques change selon les contextes, les moments et les lieux où elle s’élabore » (ibid.).

L’argument se développe en quatre parties qui explorent successivement 1. les enjeux politiques et les transformations épistémologiques des musées d’ethnographie ; 2. l’analyse institutionnelle du travail curatorial et des limites portées à la transformation du rôle des musées dans l’histoire publique ; 3. la gestion des collections d’origine coloniale ; 4. les usages des images dans la formation des représentations au musée.

L’ouvrage a servi de base de réflexion pour les participants (chercheurs et professionnels) aux séminaires de formation donnés dans le cadre de L’Académie des Traces en 2023-2024 (https://academiedestraces.com

 

Les Webinaires 2025-2026 d’InterGestes

 InterGestes. Groupe de Recherche International.

UMR 6266 CNRS-Normandie Université Le Havre

Les webinaires d’InterGestes sont des dialogues scientifiques entre les membres du groupe de recherche et un chercheur invité. L’objectif est de favoriser des réflexions interdisciplinaires autour de la question de : La geste et le geste numériques.

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Webinaires/Dialogues scientifiques 2025-2026

Sixième séance

Jeudi 11 juin, à 17h

Phénoménologie des archives numériques : gestes d’archivage et de remédiation des archives de la littérature numérique

Par Servanne Monjour

Servanne Monjour est maîtresse de conférences au Département de littérature française et comparée de Sorbonne-Université. Ses travaux portent sur les problématiques esthétiques et éditoriales des écritures numériques, ainsi que sur l’imaginaire des médias numériques. Elle a notamment publié l’ouvrage Mythologies postphotographiques, l’invention littéraire de l’image numérique (PUM, 2018) et codirigée l’ouvrage L’acte d’image en littérature avec Anne Reversau, paru en 2025. Elle est présentement en résidence de recherche au DataLab de BNF, afin de réaliser des travaux sur la remédiation des archives du Web littéraire.

Pour participer, il suffit de cliquer sur ce lien :

https://meet.jit.si/Monjour2026InterGestes

Présentation

Cette séance fera l’objet d’une double interrogation :
  • Quelles sont les différentes stratégies déployées pour conserver l’expérience littéraire des contenus nativement numériques, dans un contexte d’obsolescence des formats et des plateformes ?
  • Quel goût ont les archives numériques du web littéraire, et comment parviennent-elles à transmettre une histoire des avant-gardes littéraires du tournant du XXIe siècle ?
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Webinaires/Dialogues scientifiques 2025-2026

Cinquième séance

Le Jeudi 26 mars, à 16h45

Source : https://www.anthonyrageul.net/

Quel(le)s gestes à l’ère de la bande dessinée de plateforme ?

Gestique de l’objet / Geste artistique

  par Anthony Rageul

Anthony Rageul est maître de Conférences en Arts Plastiques, chercheur-artiste au CRIMEL (Université de Reims Champagne-Ardenne) et enseignant en Métiers du Multimédia et de l’Internet (IUT de Troyes). Il est également chercheur-artiste associé au LARA-SEPPIA (Université Toulouse Jean Jaurès). Auteur de bande dessinée papier et numérique, actif en ligne et dans le fanzinat, il en a fait son objet d’étude, y consacrant sa thèse soutenue en 2014. Il poursuit désormais ce travail en l’articulant autour de la notion de « récit-interface » et s’intéresse à la question du style dans les arts numériques. Discutant : Christophe Pique Pour participer, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous : https://meet.jit.si/AVRIL2026

Présentation de la conférence (par le conférencier) :

« Cette séance du webinaire sera l’occasion d’articuler deux axes de mes recherches : d’un côté la tentative de saisir la bande dessinée numérique en termes stylistiques et, de l’autre, la question de la « recherche-création » à l’ère des plateformes. Dans un premier temps, on s’interrogera sur la gestuelle et la gestique de la bande dessinée numérique « plateformisée », ou ce qu’il en reste.À l’ère de la plateformisation générale des contenus, la bande dessinée en ligne, qu’elle soit nativement destinée au support numérique ou non, n’échappe pas au phénomène. Dans la seconde moitié des années 2010, la bande dessinée en ligne s’est déplacée massivement des blogs vers les réseaux sociaux. Depuis le tournant des années 2020, elle coexiste avec le webtoon, devenu par son hégémonie le format standard de la bande dessinée numérique, au point qu’aujourd’hui on l’y réduit souvent. Dans un cas comme dans l’autre, la pratique de la bande dessinée est largement subordonnée aux stratégies socioéconomiques, aux pratiques socioculturelles et aux dispositifs sémiotechniques des plateformes qui l’accueillent, la rendent captive et auxquelles elle n’a d’autre choix que s’adapter. Soumises à des contraintes architextuelles fortes, le phénomène d’inapparence de ses interfaces graphiques se renforce et s’accompagne d’une réduction et d’un déplacement de la gestique. Dans un second temps, c’est sur la nature et la pertinence du/de la geste artistique aujourd’hui que je me pencherai. Je reviendrai sur ma démarche d’artiste-chercheur contrarié par la tournure des événements. En effet, je connais depuis déjà dix ans un blocage que je ne parviens pas encore à dépasser en raison même du changement de régime esthétique lié à la plateformisation de la bande dessinée numérique. Ma pratique critique de l’outil numérique s’était jusque-là employée à détricoter les conventions et contraintes architextuelles en mettant l’interface graphique et les gestes qui l’accompagnent au centre de mes propositions artistiques. Ce geste-là ne fait plus sens et ne peut plus produire de « hauts faits » dans le contexte de la plateformisation. C’est donc un protagoniste désabusé, dépassé aussi, qui se présentera de façon impudique. Face à ses opposants “plateformiques”, son objectif avoué est de trouver dans l’auditoire du webinaire des adjuvants à même de se porter à son secours à travers leurs échanges et leurs réflexions ! » Anthony Rageul

Références

 Vincent Bullich, « Plateforme, plateformiser, plateformisation : le périldes mots qui occultent ce qu’ils nomment », Gestion, Questions de communication 40, no 2 (2021): 47-70, https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.27413.

Anthony Rageul, « Vers une disparition des interfaces graphiques ? La bande dessinée numérique au prisme du webdesign », Comicalités. Études de culture graphique, publication en ligne anticipée, 15 mai 2023, https://doi.org/10.4000/comicalites.8176.

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Quatrième séance

Le Jeudi 30 avril, à 17h00

Gestes, mémoire et médiation : de l’artisanat de la poterie à Etar

à l’appréhension numérique du geste

       Par Fanny Georges

Fanny Georges, maîtresse de conférences HDR en Sciences de l’Information et de la Communication, Université Sorbonne Nouvelle (laboratoire IRMECCEN) est présidente du Comité d’Éthique de la Recherche de l’USN (CER-USN)

Discutante : Daiana Dula, co-coordonatrice de l’axe 1

Pour participer, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

https://meet.jit.si/FannyGeorgesInterGestes2026

Présentation

Fanny Georges poursuit une réflexion engagée autour du processus créatif et de la relation à la manipulation des objets dans l’expérience existentielle : ce que fabriquer (la terre, la matière) fait à qui fabrique, et comment ces expériences se situent en regard des pratiques et gestes socionumériques.  L’intervention s’appuiera sur un corpus mixte : des comptes Instagram de céramistes contemporains (pratiques amateurs et semi-professionnelles, mises en scène du faire, narrations du processus) et des données issues d’un terrain ethnographique au musée ETAR, où la relation aux objets, leur matérialité, leur fabrication, leur circulation, est au cœur des pratiques visitées. Ce croisement permet d’interroger comment le numérique et le présentiel articulent deux régimes d’expérience du geste créateur.

Bibliographie

1. (2025) Yanita ANDONOVA; Johan Boittiaux; Anne-Monjaret; Fanny Georges; Krassimira Krastanova (2025) Да преживееш екологията в музея Етър : теренно проучване/« Experiencing Ecology At The Etar Museum: Field Research », in Museums And Intangible Cultural Heritage 2025-12. 2. (2025) Fanny Georges. L’expérience subjectivée du temps dans la méditation zen sôtô.Hermès, La Revue, 96(2), 206-212. 3. (2025) La construction sociale des mythes sociotechnologiques. L’immortalité numérique. Communication & civilisation, L’Harmattan : Paris, 2025. 356 pages. 4. (2025) « Exploring the sociodigital construction of meaning. A Sociosemiotic Perspective on Sociodigital culture as trivial mythification of existence ». Lexia, 58 : Semioverse. 83-97. 5. (2025) « Comment penser l’harmonie du chaos ? La sémiosphère lotmanienne à l’épreuve de la culture numérique », in La sémiotique et ses horizons, Amir Biglari (dir.). Du sens. L’Harmattan. p. 427-440. 658 p.   _____________________________________________________________________________

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Troisième séance 

Le Jeudi 5 février 2026, à 17h00

Zapper, Surfer, Scroller : gestes de l’appropriation numérique

Par Laurent Tessier

Professeur de sociologie à la faculté d’éducation et de formation de l’ICP, il coordonne l’équipe « médias, images, technologies » du laboratoire RCS (EA7403) ainsi que le projet européen OASIS (Open Audiovisual Science Innovation Scheme). Ses recherches portent sur les usages et les pratiques numériques dans l’enseignement et la recherche. Il a notamment publié Éduquer au numérique ? Un changement de paradigme (2019) et plus récemment Scroller (2025), tous deux aux éditions MkF.

Discutant : Peppe Cavallari, co-coordinateur de l’axe 2

Pour participer, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

https://meet.jit.si/TessierIntergestes2026

Résumé

Le verbe scroller désigne le geste de faire défiler un contenu sur un écran informatique. Longtemps utilisé de manière assez neutre, il a pris avec l’essor des réseaux sociaux numériques une connotation très négative, devenant même le synonyme des dérives comportementales associées à leurs usages (fragmentation des capacités d’attention, perte de temps, passivité, dissociation morbide). Pourtant, le geste de scroller peut aussi être envisagé comme un mode d’appropriation actif, voire d’éditorialisation des flux de contenus toujours plus massifs auxquels sont confrontés les usagers des réseaux sociaux et du web en général. Lors de ce dialogue scientifique, on mettra en regard ce geste avec deux autres gestes emblématiques de leur époque et d’une forme de rapports aux flux de contenus numériques : « zapper » et « surfer ». On proposera à partir de cette comparaison des pistes de recherche ayant pour ambition de dépasser les formes profanes et savantes de stigmatisation dont ces gestes font l’objet.  …………………………………………………………………………………………………………………………..

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Deuxième séance 

Le Jeudi 22 janvier 2026, à 17h00

L’autocare comme geste transhumaniste :

le prisme des agents conversationnels

Par Maude Bonenfant

Professeure titulaire au Département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et docteure en études sémiotiques. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en jeu, technologies et société,Codirectrice du Laboratoire de recherche en médias socionumériques et ludification Directrice du groupe de recherche Homo Ludens sur le jeu et la communication.

Discutante : Daiana Dula, co-coordonatrice de l’axe 1

Pour participer, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

https://meet.jit.si/Intergestes2026Bonenfant

Pour consulter la feuille de route, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

Plan de l’intervention de Maude Bonenfant InterGestes (22.1.2026)

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Webinaires/Dialogues scientifiques 2025-2026

Séance inaugurale : 

Le  6 novembre 2025, à 17h00

  Quand le geste se numérise :

dispositifs, projections et dynamiques de pratique 

Par Hafida Boulekbache-Mazouz, 

Architecte urbaniste. Professeure des universités en SIC. Directrice du Département DeVisu (Design Visuel et Urbain). Laboratoire LARSH (Laboratoire de Recherche Sociétés et Humanités).        Université Polytechnique Hauts-de-France .

 
Le geste architectural

Le geste architectural fonde l’architecture en tant que langage de la trace et de la mémoire, où le dessin devient discours et la matière, pensée“. Hafida Boulekbache-Mazouz, InterGestes,  Conférence inaugurale, 6/11/2025

Résumé
Le geste architectural constitue l’acte fondateur de toute production architecturale : il est à la fois principe de genèse et opérateur de sens. Au-delà du mouvement manuel, ce geste relève d’une médiation cognitive et sémiotique qui articule l’intention conceptuelle, la matérialité du support et la projection d’un espace habité. Dans cette perspective, la trace
architecturale apparaît comme l’empreinte du geste, c’est-à-dire le signe visible d’une pensée en acte, une écriture première qui inscrit l’idée dans la matière (Derrida, 1986 ; Jeanneret, 2011). Ce geste, qui relie le dessin projectif au dessein informatif (Boulekache-Mazouz, 2019), exprime la tension entre exploration et formalisation, entre intuition et rationalité. Le dessin n’est plus seulement un outil de représentation mais un processus dialogique où la main et l’esprit co-construisent la forme (Lebahar, 1983). Il s’agit d’un acte de pensée performatif où le signe graphique devient véhicule de sens, reliant le concepteur à son œuvre et, plus largement, à la culture architecturale dont il hérite (Boudon, 2003 ; Morin &amp ; Le Moigne, 2008).
En s’inscrivant dans une geste architecturale — entendue comme une totalité dynamique de gestes individuels, culturels et temporels —, l’architecture devient un système de traces signifiantes, où chaque œuvre porte la mémoire de son processus de création (Galinon-Mélénec, 2011). Cette geste, à la fois poïétique et communicationnelle, engage une réflexion sur la trace comme artefact sémiotique : elle relie le visible et l’invisible, le matériel et le symbolique, l’instant et la durée.
Ainsi, le geste architectural, en tant que mouvement producteur de sens et d’espace, fonde l’architecture comme langage du monde — un langage de la trace et de la mémoire, où le dessin devient discours et la matière, pensée.

Quelques ouvrages édités ou co-édités par Hafida Boulekbache-Mazouz :

 
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RENCONTRES SUIVANTES
Le 25 juin 2026, à 17h00 avec Magali Bigey, ELLIAD, Université de Franche-Comté

Geste numérique et geste littéraire : BookTok,

Dark Romance et nouvelles formes de réception 

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Ces webinaires seront diffusés en ligne et ouverts à toutes et à tous. 

 

L’écriture numérique ou l’écriture selon les machines. Enjeux philosophiques et pédagogiques, S Bouchardon, Petit V., Communication & Langage, 2017/1, n°191, pp 129-148.

Auteur

Serge Bouchardon est professeur en sciences de l’information et de la communication à l’université de technologie de Compiègne et directeur du laboratoire Costech.

Victor Petit est docteur en philosophie et épistémologie, université de technologie de Compiègne.

Résumé (des auteurs)

Cet article propose une argumentation en faveur du concept d’« écriture numérique » et de son enseignement. Il vise à montrer que l’écriture numérique existe, qu’elle a des propriétés et des tensions spécifiques, mais aussi qu’elle peut s’enseigner. Reprenant un certain nombre de questions héritées des études menées sur les rapports entre l’écriture et l’informatique, les auteurs s’intéressent à la dimension pédagogique de l’écriture dite « numérique » à partir de l’exemple du programme de recherche Pratiques d’écriture interactive en Picardie (Precip), mené dans le cadre de la Région Picardie.

Mots-clés éditeurs

 Support, milieu, numérique, littérature numérique, trace, enseignement, écriture numérique, littératie numérique

Accès

Accès libre : DOI: 10.4074/S0336150017011097

 
 

Corps, théâtralité et communication : les photos numériques postées sur les réseaux sociaux par les jeunes étudiants japonais en voyage humanitaire au Cambodge, Atsushi MIURA, STAPS, n°129, 2020/3, pp. 45- 60

Auteur

Atsushi MIURA Professeur universitaire, Département des sciences humaines et sociales Université de Saitama, Japon ccc@mail.saitama-u.ac.jp

Résumé

 Les photos numériques postées sur LINE, réseau social très répandu au Japon, ont changé la manière de communiquer des Japonais. Dans cet article, les images du corps prises par les étudiants japonais participant à une activité humanitaire au Cambodge sont analysées en termes de théâtralité en référence à la discussion de M. Fried, historien de l’art. Les images corporelles postées sur LINE diffèrent selon les destinataires : avec les camarades sur place, les étudiants partagent des photos théâtrales où les personnages font des gestes qui s’adressent au photographe (photos théâtrales actives, PTA), tandis que pour les amis ou la famille restés au Japon ils envoient des images figées de personnages ou d’objets (photos théâtrales figées, PTF et photos objectives, PO). Dans les photos théâtrales actives (PTA), les étudiants cherchent à se mettre en scène en insistant sur les qualificatifs culturels sexués de « kawaii (mignonne) » (pour le cas des filles) ou « kakkoii (cool) » (pour le cas des garçons). L’analyse met en relief l’importance du corps physique en mouvement pour établir une communication sur LINE et pour former un espace public qui ne peut pourtant pas annihiler la distance entre les étudiants japonais et les paysans cambodgiens.

Mots clés

Traces, corps, gestes, photos numériques, réseaux sociaux, kawaii et kakkoii, théâtralité, espace public

Référence

Miura, Atsushi. (2020) Corps, théâtralité et communication : les photos numériques postées sur les réseaux sociaux par les jeunes étudiants japonais en voyage humanitaire au Cambodge. Staps , n° 129. DOI : 10.3917/sta.129.0045

En open source en anglais et francais

https://shs.cairn.info/journal-staps-2020-3-page-45?lang=en&tab=texte-integral

“Vers une conception écologique de l’écriture”, Emmanuël Souchier, Préface à  Essai de grammatologie comparée, ouvrage publié par Sung Do Kim, Academia, 2024, pp. 5-37.

Auteur

Emmaniël Souchier, Professeur des universités émérite, Lettres-Sorbonne Université, Celsa

Présentation 

Au début de son ouvrage, Sung Do Kim remercie Emmanuel Souchier pour cette préface d’une « envergure exceptionnelle » qui lui donne « l’impression singulière » que son auteur “connaît la matière traitée dans ce volume mieux que lui-même”. La présenter ici nous paraît  donc approprié, d’autant plus que, dans la partie conclusive de “Ouvrir le débat”,  elle renvoie (p. 30) aux ouvrages de la série L’Homme-trace. En prendre connaissance est facilitée par sa mise en ligne par l’éditeur.

Nous présentons ci-après le plan de la préface d’Emmanuël Souchier, puis le résumé éditeur de l’ouvrage de Sung Do Kim.

Le plan de la préface 

I.Quant au livre 

  1. Un auteur, pp. 5-6
  2. Une pensée en mutations, pp. 6-8
  3. Les deux termes d’une problématique, pp. 8-10
  4. Un « objet de recherche » en partie double, pp. 10-12
  5. Un « corpus » extrême oriental, pp. 10-15
  6. Un détour par le « le paradigme visuel » de Saussure, pp. 15-18
  7. Un projet à venir, pp. 18-19

II.Ouvrir un débat quant au livre

  1. Vers un débat théorique autour du numérique, pp. 20-23
  2. Un détour par « l’énonciation éditoriale », pp. 23-27
  3. « Enonciation machinique » et « grammatologie numérique » , pp.27-29
  4. Un objectif commun : vers une conception écologique de l’écriture, pp. 29-31

Le résumé (éditeur) de l’ouvrage de Sung Do Kim 

Inspiré de la pensée grammatologique de Jacques Derrida, cet ouvrage en étend les présupposés et les approches, en prenant en considération différentes manifestations de l’écriture et différents médias. L’Auteur y poursuit une critique radicale et argumentée de la grammatologie traditionnelle, fondée, quant à elle, sur trois piliers inconsciemment enracinés dans notre civilisation : phonocentrisme, ethnocentrisme, évolutionnisme. C’est en déconstruisant ces présupposés que l’Auteur élabore une vision pluraliste, intermédiale et interculturelle des phénomènes scripturaux, pour donner lieu à un vaste projet d’anthropologie sémiotique de l’intermedialité.

Source : https://liseuse.harmattan.fr/9782806136855

 

Cinquante ans d’hypertexte, du livre fragmenté à l’humain traçant-tracé hyperdocumenté, Sylvie Leleu-Merviel, in Les objets hypertextuels, Caroline Angé (dir.), ISTE, 2015, pp. 53-75.

Auteur

Sylvie Leleu-Merviel est Professeur des universités en sciences de l’information et de la communication, Université Polytechnique Hauts-de-France

Résumé

Sylvie Leleu-Merviel dresse ici les traits spécifiques de cinquante ans d’hypertexte et présente la corrélation entre terminologie et support d’inscription à partir d’une approche informationnelle. Les usages y apparaissent comme autant de révélateurs des enjeux organisationnels des documents et partant, de l’hypertexte comme dispositif de lecture. L’analyse se situe à l’articulation entre le support, son régime de sens et le sujet qui s’en saisit et devient à l’ère numérique, un humain « traçant-tracé hyperdocumenté ».

Pour en savoir plus : https://hal.science/hal-03628692

Sémiotique judiciaire : crime et signe, Marcel Danesi, Cahier de narratologie, 2019, n° 36.

Auteur

Marcel Danesi, est professeur de sémiotique et d’anthropologie à l’Université de Toronto (Victoria College), où il dirige les parcours de sémiotique et de théorie de la communication. Il est rédacteur en chef de Semiotica, revue de l’Association Internationale de Sémiotique.

Présentation

“Plus les médecins légistes et les criminologues prendront conscience de la façon dont les signes manifestent le fonctionnement de l’esprit criminel, plus ils seront en mesure de comprendre le crime, comme le savaient certainement les premiers auteurs de romans policiers et comme Peirce l’a souligné à son tour”.

L’auteur présente eux manières directes d’exploiter la sémiotique :

La “sémiotique judiciaire de premier niveau (SJ1″). Son objectif est “d’appliquer la théorie des signes et les pratiques d’analyse des signes aux preuves recueillies par les experts médico-légaux”. Elle aide à comprendre comment les expressions faciales, les gestes, le langage  et les traces laissées sur la scène de crime peuvent être interprétés  par les enquêteurs en tant que  “signes-traces” et indices.

La “sémiotique judiciaire de second niveau (SJ2)”. Elle vise à “évaluer le lien entre la criminalité, les représentations fictives (et médiatiques) de la criminalité et les définitions et perceptions culturelles de la criminalité”.

Article en libre accès

http://journals.openedition.org/narratologie/10080 

 

 

Traces numériques et durabilité – temporalités, usages, éthique Revue COSSI N° 10 | 2021

Coordination

Christian Marcon CEREGE (EA 1722) IAE Poitiers

Mona Shehata IAE de Poitiers

Résumé (des auteurs)

Les traces matérielles issues de l’activité humaine constituent un sujet de questionnement majeur, notamment en termes de collecte et de transmission. Avec l’essor de l’Internet et particulièrement du web 2.0, des traces complémentaires, numériques, sont massivement créées. Si leur définition même ne fait pas encore l’objet d’un consensus, il apparaît que ces traces posent déjà des questions de durabilité à de multiples niveaux : leur temporalité, les usages qu’elles permettent et les aspects éthiques que leur exploitation sous-entend. Cet article introduit ces problématiques pour le présent numéro de la revue COSSI et présente les angles de traitement que les contributeurs ont choisi pour traiter le sujet

Accès ouvert

https://revue-cossi.numerev.com/articles/revue-10/2523-introduction-du-numer

Les traces de l’expression : du geste à la sédimentation du sens dans “Au travers de la phénoménologie : l’expression et les traces du sens chez Merleau-Ponty”, Romain Couderc, 2023

Auteur

Romain Couderc, né en 1974, est un ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et agrégé de philosophie. Il a soutenu sa thèse sur « L’écriture de la trace » en décembre 2021 sous la direction de Dominique Pradelle : ses recherches portent sur la manière dont la notion de trace est élevée au rang de schème conceptuel central dans les œuvres d’Emmanuel Levinas, de Jacques Derrida et de Paul Ricœur, au travers de la phénoménologie husserlienne.

Résumé

Chez Derrida et Levinas, la trace devient un “opérateur conceptuel d’une altérité inquiétant le présent et la présence des signes : en deçà de sa valeur de signe, d’indice ou d’empreinte, elle vient nommer une distension au temps présent qui ouvre aussi bien l’apparaître des choses que les significations du langage”. 

Source

Couderc, Romain. « Au travers de la phénoménologie : l’expression et les traces du sens chez Merleau-Ponty », Philosophie, vol. 157, no. 2, 2023, pp. 42-66.

Plan

  1. Les traces de l’expression : du geste à la sédimentation du sens.
  2. Absence et présence du sens dans les signes : le modèle saussurien de la trace
  3. La parole comme écriture : le style, ou le tracement du sens
  4. « Retracer la trace » : l’écriture des idéalités géométriques
  5. Le tournant ontologique de la phénoménologie : de la trace à la chair

Chef terroir et chef auteur, rupture ou continuité ? article de Cristina Badulescu et Audrey Moutat

 

Auteurs

Cristina Badulescu, université de Poitiers, CEREGE. cristina.badulescu@univ-poitiers.fr 

Audrey Moutat, université de Limoges, audrey.moutat@unilim.fr

Objet de l’article 

Présentation d’une  recherche socio-sémiotique qui vise à analyser les stratégies discursives construites par ces chefs dans le but d’affirmer une identité bien marquée d’un patrimoine immatériel et d’une gastronomie singuliers. À travers l’analyse du site web de plusieurs restaurants, il s’agit de cerner les stratégies de communication adoptées entre une gastronomie terroir et une haute gastronomie et interroger la dichotomie entre la cuisine responsable et la cuisine comme création artistique.

Mots clefs

 Stratégies discursives, Storytelling, Gastronomie « mythique », Axiologie, Médiation culturelle, Trace.

Lien d’accès à la totalité de l’article

https://www.researchgate.net/profile/Cristina-Badulescu/publication/342588595_Strategies_discursives_et_enjeux_de_la_gastronomie_de_terroir_chef_terroir_et_chef_auteur_rupture_ou_continuite/links/6204cecc8d80cd237d9e14c9/Strategies-discursives-et-enjeux-de-la-gastronomie-de-terroir-chef-terroir-et-chef-auteur-rupture-ou-continuite.pdf

 

 

La sémiotique visuelle et ses écritures. Programme de l’atelier de sémiotique du MICA-Bordeaux (2020-2021)

La présentation compète et le programme sont disponibles sur :https://mica.u-bordeaux-montaigne.fr/wp-content/uploads/2021/01/Atelier-de-semiotique-2020-21.pdf

 

Extrait de la présentation

(…) L’atelier se consacre cette année à la sémiotique visuelle et propose de questionner ces catégorisations et découpages disciplinaires pour évaluer leur pertinence. Il met plus particulièrement en avant la notion d’écriture partagée par les discours verbal et plastique. L’écriture qui renvoie à la ligne (Ingold 2011), à la trace (Galinon-Mélénec 2015 et 2017) et à l’empreinte (Fontanille 2006) est plus exactement une empreinte directe (Schaefer 1987) au sens où elle implique le corps lui-même. A la différence du geste qui se rattache évasivement au corps et souligne sa spatialisation, l’écriture renvoie essentiellement à la main qui, en assumant l’expression de soi, s’exprime et s’expose. Porter l’attention sur l’écriture manuelle (la formule est presque pléonastique) et non lumineuse ou numérique suppose de solliciter diverses disciplines à côté de la sémiotique telles que les sciences de l’information et de la communication, la linguistique et l’anthropologie, mais aussi les écrits des plasticiens (Dubuffet 1973 ; Matisse 1972, par exemple) et des artistes (Boulez 1989) qui “racontent” la pratique “de l’intérieur. (…).

L’atelier se réunit le vendredi après-midi (14h à 17h 30) à la Maison de la recherche, campus de l’Université Bordeaux-Montaigne.

Contact: Anne Beyaert-Geslin <anne.geslin-beyaert@u-bordeaux-montaigne.fr>