« Eshku tshikanakuan kanamehtaik – Les traces sont encore visibles » : Langue et territoire chez les Pekuakamiulnuatsh, Sükran Tipi, Doctorat en anthropologie, université Laval, Québec, 2024.

Auteure

Dr. Sükran Tipi, sukran.tipi.1@ulaval.ca

Direction de la thèse

Thèse conduite sous la direction de : Michelle Daveluy, professeur d’anthropologie à l’Université d’Alberta, Canada et Frédéric B. Laugrand, professeur ordinaire à l’Université catholique de Louvain et l’actuel directeur du Laboratoire d’anthropologie prospective (LAAP-UCL, Belgique)

Partenaires de la recherche doctorale,

Les partenaires de la présente recherche doctorale, à savoir l’administration locale Pekuakamiulnuatsh Takuhikan et la Société d’histoire et d’archéologie de Mashteuiatsh (SHAM) ont insisté sur l’importance qu’il donne à cette thèse qui vise à rendre compte des interactions entre langue, culture, identité, liens sociaux et l’espace physique de même que l’espace vécu chez les Pekuakamiulnuatsh.

Présentation de la partie théorique (en relation avec le paradigme de l’Homme-trace)

« Le titre donné par les Pekuakamiulnuatsh à cette recherche, Eshku tshikanakuan kanamehtaik, fixe dans une certaine continuité ce mouvement sur le territoire, à travers les générations. La chercheuse Béatrice Galinon-Mélénec utilise le paradigme d’« Homme-trace » pour décrire ce rapport, cette communication avec l’environnement : « Tout corps étant situé dans le temps et l’espace, nous en sommes venue à interroger le milieu (Berque 2009) spatialement et temporellement situé avec lequel il interagit » (Galinon-Mélénec 2020, 2015). Du point de vue des Pekuakamiulnuatsh, la notion de trace renvoie à la démarche intersubjective et de corporéité (Galinon-Mélénec 2020 ; Turner 1995, 2012) dans la relation de l’individu avec son environnement, en présence d’entités visibles et invisibles, humaines et non humaines. L’anthropologue Frédéric Laugrand suggère d’ailleurs de considérer la corporalité comme opérateur ontologique et cosmologique pour rendre compte de ces dimensions (Laugrand 2013 : 218‐221).

Découlant de ces constats, chaque individu peut être considéré à la fois comme producteur de traces pour les futures générations et comme un construit de traces laissées par les ancêtres et par ses interactions complexes avec son environnement (Galinon-Mélénec et Dula 2017). Ces deux dimensions, comme la deuxième partie de cette thèse illustrera, sont en cohérence avec une vision relationnelle du lien au territoire et de la responsabilité qu’elle implique pour les participant.e.s de cette recherche »

(Source de la citation :  Sükran Tipi, Thèse en anthropologie, Chapitre 2 Cadres théorique, conceptuel et méthodologique,  2024, p.49)

Mots clefs 

Peuples autochtones identité, territoire, espace, nature, culture, langue, dialectes, traces,  anthropologie, « homme-trace »

Thèse en accès libre sur  :

https://www.researchgate.net/profile/Suekran-Tipi-2/publication/388279918_Eshk_tshikanakuan_kanamehtaik_–_Les_traces_sont_encore_visibles_langue_et_territoire_chez_les_Pekuakamiulnuatsh/links/6791b2d298c4e967fa78b086/Eshk-tshikanakuan-kanamehtaik–Les-traces-sont-encore-visibles-langue-et-territoire-chez-les-Pekuakamiulnuatsh.pdf

 

 

Chemins d’écritures.Croyances et agentivité en situations d’écriture, Séminaire doctoral, Sorbonne Université, programme 2024-2025 

 Ce séminaire est coordonné par Emmanuël SOUCHIER – Professeur émérite, Lettres Sorbonne Université – GRIPIC Anne ZALI – Conservateur général honoraire à la Bibliothèque nationale de France Elsa TADIER – Maîtresse de conférences, Université Paris Cité – CERILAC .

Argumentaire 

Depuis onze ans, le Séminaire Chemins d’écritures explore les questions posées par l’écriture, ses univers et ses gestes, dans une approche anthropologique interdisciplinaire qui tente de rendre compte de ses caractéristiques hétérogènes et de ses dimensions complexes. Pour ce faire, nous poursuivons cette année la tentative définitionnelle amorcée depuis deux ans en proposant, autour de la thématique de la croyance, de poser la question de l’agentivité de l’écriture à partir d’analyse de cas en situation.


Lieu

Ce séminaire est ouvert aux doctorants et à toute personne intéressée par l’histoire et l’approche anthropologique des écritures. Il a lieu à la Maison de la Recherche – 28 rue Serpente – 75006. Les séances se tiennent le vendredi de 10h à 13h

 

Organisation

Ce séminaire est organisé par Lettres Sorbonne Université — École doctorale 433 Concepts et langages — GRIPIC – CELSA.

Fichier programme 24-25 

Chemins d’écritures, GRIPIC-CELSA, Souchier, 2024_2025

“Entre sciences de l’information et de la communication et sciences cognitives : les bases d’un dialogue possible”. AAC de la revue COSSI (08/09/ 2024)

COSSI n°15 — Soumission des résumés avant le : 08/09/2024

Coordination

Anne Lehmans, Professeur des universités INSPE IMS UMR5218 CNRS University of Bordeaux

Monica Macedo, Professeur des universités INSPÉ ParagrapheCY Cergy Paris University, Cergy-Pontoise

Résumé partiel

Thème :

Entre sciences de l’information et de la communication et sciences cognitives : les bases d’un dialogue possible”. Une question de positionnement épistémologique et méthodologique qui concerne les recherches conduites par les chercheurs de Ichnos Anthropos

“Les sciences cognitives, qui incluent la psychologie cognitive, les neurosciences, la linguistique, l’informatique, la philosophie, l’anthropologie, s’intéressent, entre autres, aux mécanismes physiologiques de la cognition tels qu’ils sont observables avec des techniques comme l’imagerie cérébrale ou l’oculométrie, ce qui n’exclut pas la prise en compte de l’environnement dans la compréhension de ces mécanismes. Leurs méthodes sont principalement quantitatives et expérimentales, et l’« éducation basée sur des preuves » (evidence based education) constitue une notion centrale dans les recherches actuelles sur les méthodes d’enseignement et d’apprentissage (Dunlosky & Rawson, 2019). Dans quelle mesure ces méthodes sont-elles susceptibles d’éclairer les questions d’une discipline qui travaille essentiellement à l’échelle des relations sociales et s’appuie largement sur des méthodes qualitatives issues des sciences humaines et sociales ? Inversement, les SIC intéressent-elles les sciences cognitives du point de vue des problématiques qu’elles soulèvent, de leurs objets ou de leurs méthodes ?

Pour en savoir plus sur l’ensemble de l’appel : https://revue-cossi.numerev.com/appels-a-contribution/215-revue-15-entre-sciences-de-l-information-et-de-la-communication-et-sciences-cognitives-les-bases-d-un-dialogue-possible