Christian Marcon, Mona Shehata (2021). Des traces physiques aux traces numériques. Introduction. COSSI n°10.

 

Résumé (1)

Les traces matérielles issues de l’activité humaine constituent un sujet de questionnement majeur, notamment en termes de collecte et de transmission. Avec l’essor de l’Internet et particulièrement du web 2.0, des traces complémentaires, numériques, sont massivement créées. Si leur définition même ne fait pas encore l’objet d’un consensus, il apparaît que ces traces posent déjà des questions de durabilité à de multiples niveaux : leur temporalité, les usages qu’elles permettent et les aspects éthiques que leur exploitation sous-entend. Cet article introduit ces problématiques pour le présent numéro de la revue COSSI et présente les angles de traitement que les contributeurs ont choisi pour traiter le sujet.

Source https://revue-cossi.numerev.com/pdf/articles/revue-10/33-introduction-du-numero

  1. Rappel : la publication des billets dans On Human Trace Hypothèses.org s’appuie sur un principe de circulation, de mutualisation et d’archivage des publications déposées par leurs auteurs en open source.  La sélection s’effectue à partir des mots clefs en lien avec le projet scientifique du paradigme de l’Homme-trace. L’objectif de cette veille documentaire est de collecter les informations susceptibles d’asseoir de nouveaux projets susceptibles d’enrichir la connaissance du domaine.

 

Architextualiser le geste : architecture et numérique dans la mutation des régimes de conception par Hafida Boulekbache-Mazouz. Revue Interfaces numériques Vol 15/1

Auteur

Hafida Boulekbache. Architecte urbaniste et chercheur en communication urbaine. Hafida Boulekbache est Professeur des universités, membre du laboratoire Larsh, Directrice du département DeVisu et co-directrice avec Béatrice Galinon-Mélénec et Sylvie Leleu Merviel de L’Homme-trace. La trace, du sensible au social tome 5 de la série L’Homme-trace (CNRS éditions).  

Introduction du lien entre geste architectural et trace

« Le geste architectural constitue l’acte inaugural de toute conception. De la genèse de l’idée à son expression graphique, du dessein au dessin, il se déploie, se structure et s’incarne dans la matière, dans la mémoire et désormais dans les environnements numériques. Il relève à la fois du mouvement, de la pensée et de la trace : un processus par lequel une image intérieure se transforme en forme partageable, articulant intention, projection et matérialité.

La trace ne saurait être réduite au simple résidu d’une action. Elle agit comme opérateur de relations et de significations : elle témoigne, relie et rend présent ce qui n’est pas encore réalisé. Dans la perspective anthropo-sémiotique de Galinon-Mélénec (2017) la trace s’entend comme une empreinte relationnelle, à la fois inscription et indice d’un système d’interactions. Le geste architectural s’inscrit pleinement dans cette logique : il engage une intention au sein d’un milieu technique et social qui en conditionne la lisibilité et la portée. À travers le dessin, le plan, l’élévation, la maquette, mais aussi la modélisation 3D, le BIM ou les dispositifs paramétriques, le geste produit une inscription où la pensée se matérialise « en acte » et acquiert une dimension communicable dans l’espace professionnel. Le numérique ne supprime pas le geste ; il en modifie les modalités, l’étend et parfois le reconfigure, en introduisant de nouvelles formes d’exploration, de simulation et de fabrication » Hafida Boulekbache-Mazouz. 

Suite en open source sur le lien suivant :  https://www.unilim.fr/interfaces-numeriques/5663

Mots clefs 

Il y a dix ans : “L’Homme-trace, recherche émergente en communication des organisations”, Valérie Carayol et Gino Gramaccia, Revue Communication & Organisation, 2015, pp. 5-6.

Valérie Carayol et Gino Gramaccia, La question de l’Homme-Trace in « Recherches émergentes en communication des organisations », Communication et organisation [En ligne], 47 | 2015, pp. 5-6.

Auteur(e)s

Valérie Carayol et Gino Gramaccia : professeur(e) des universités en sciences de l’information et de la communication à l’université Michel de Montaigne, Bordeaux.

Extrait :

« La question de l’Homme-trace, centrale dans ses travaux de BéatriceGalinon-Mélénec, révèle l’importance du corps dans sa relation à son environnement, son milieu de mobilité. La notion de signe-trace précise l’idée selon laquelle la trace s’inscrit dans un double mouvement du regard : l’un tourné vers l’histoire, la quête et la reconstruction d’une mémoire, l’autre vers ce qui sollicite le regard, le signal, donc. Le repérage, l’identification,ou pourquoi pas, le relevé de la trace renvoient, en « écho », à d’autres traces encore, à l’origine de l’« échoïsation », ce processus à la faveur duquel la trace est élevée au statut de signe et se construit la signification. À l’inscription corporelle du signe-trace répond maintenant son inscription numérique et par conséquent à la généralisation numérique de la mémoire, à l’impossible oubli en somme, puisque, par le moyen de cette technologie, le signe est toujours déjà convoqué et livré à l’interprétation »

Lien : http://journals.openedition.org/communicationorganisation/4866 

DOI : https://doi.org/10.4000/communicationorganisation.4866.

Quête de visibilité et mise en scène sur les réseaux socionumériques, Liénard Fabien et Zlitni Sami (dir.), collection « Communication et traces numériques », tome 2, Presses universitaires Rouen Le Havre, 2022.

 

Coordination éditoriale :

 Fabien LiénardSami Zlitni, UMR IDEES 6266 CNRS Normandie Université Le Havre

Avec la participation de :

Anne Beyaert-Geslin, Zineb Majdouli, Bérengère Stassin, Brigitte Simonnot, Gilles Brachotte, Alexander Frame, Laëtitia Bibié et Laura Goudet, Théodora Miéré Valérie Croissant, Isabelle Hare et Annelise Touboul, Mariannig Le Béchec et Camille Alloing.

Présentation

Quête de visibilité et mise en scène sur les réseaux socionumériques : de la promotion de soi à la cyberviolence constitue le deuxième volume de la collection « Communication et traces numériques » publié aux PUHR. Il s’inscrit dans la continuité de Regards croisés sur la communication et la trace numériques (vol. 1, 2020).

Le rôle des traces numériques constitue un fil directeur fort de ce nouveau volume. Tout en abordant des objets variés (selfies, trolls, médias numériques, etc.) et en discutant de thématiques propres (cyberviolence, vitalité politique, financement participatif, etc.), les auteurs se posent tous la question de la nature et du processus de construction de traces numériques remarquables dans des situations particulières de communication.

Ce fil conducteur guide l’analyse des effets de sens dans les phénomènes de communication, c’est-à-dire de la manière dont les énoncés et les discours peuvent être interprétés au regard de leur contexte de production, de publication, de circulation et de réception. Pour questionner spécifiquement les phénomènes d’énonciation tels qu’ils apparaissent dans les systèmes sémiotiques (textes, images, sons) auxquels il est possible de recourir dans les dispositifs techno-éditoriaux et dans les dispositifs sociotechniques de l’information et de la communication qui sous-tendent les réseaux socio-numériques, il est fait appel à des rapprochements entre sémiotique et sciences de l’information et de la communication.

Rôle des signaux faibles dans la prise de forme des discours: étude du réseau social X (ex-Twitter), Juliana Regina FRAGA NETTO, thèse en SIC (16.09.2024), en ligne.

 

Auteur`

Juliana Regina FRAGA NETTO Doctorat de Sciences de l’Information et de la Communication université Bourgogne Franche-Comté. Directeurs de thèse M. Lardellier, Pascal, M. Brachotte, GillesThèse présentée et soutenue à Dijon, le 26 septembre 2024

Résumé

La présente recherche développe, à travers la plateforme numérique COCKTAIL, une analyse de la circulation des discours sur X (ex-Twitter) afin de détecter les tendances et les signaux faibles. La thèse s’appuie sur une méthode pluridisciplinaire, utilisant des algorithmes, pour construire un corpus de tweets. Le but des analyses quantitatives et qualitatives est de savoir comment les signaux faibles peuvent être identifiés dans la circulation des discours sur X .D’un point de vue théorique, le travail repose sur la question de la construction du sens et de savoir comment les signaux faibles émergent et se transforment au fil des interactions sur un dispositif socionumérique.

Cette perspective interroge les concepts d’espace public, de communautés, de traces numériques et d’analyse de discours. La thèse se nourrit d’un ensemble de connaissances scientifiques nationales et internationales pour discuter le rôle des signaux faibles dans les interactions des utilisateurs sur X en France.

Pour citer la thèse

Juliana Regina Fraga Netto. Rôle des signaux faibles dans la prise de forme des discours : étude du réseau social X (ex-Twitter). Sciences de l’information et de la communication. Université Bourgogne Franche-Comté, 2024. Français.

En ligne : HAL Id: tel-04871792 https://theses.hal.science/tel-04871792v1

N.B.  Le Projet COCKTAIL est piloté scientifiquement par Gilles Brachotte, laboratoire CIMEOS EA-4177, Université de Bourgogne. Il est également soutenu par BPI France, la Région Bourgogne Franche-Comté et la métropole. https://projet-cocktail.fr. Ce travail est soutenu par le programme « Investissements d’Avenir », projet ISITE-BFC – Initiatives Science Innovation Territoire Economie en Bourgogne-Franche-Comté (contrat ANR-15- IDEX-0003).

Extrait (pp. 25-26)

(…) certains des concepts travaillés par les chercheurs du domaine de Sciences de l’information et de la communication constituent la base solide de ce travail doctoral. Parmi ceux-ci, les notions liées à la communication verbale et non verbale, telles que la rumeur, le buzz, l’émoticône et le mème, étudiées par les auteurs Jost (2022), Libaert (2010) et Bronner (2006).

D’autres concepts ont été abordés plus précisément, comme la notion de trace numérique et le paradigme des « signes-traces » (Galinon-Mélénec, 2013). Les contributions de plusieurs chercheurs du domaine de SIC tels que Yves Jeanneret (2014), Sylvie Leleu-Merviel (2013), Béatrice Galinon-Mélénec (2011, 2012, 2013) et Louise Merzeau (2013) ont été présentées Continuer la lecture