Rythme et Empreintes du corps dans la création, de la trace à la forme Ostinato, Mouvant par Vanessa De Matteis

Thèse de doctorat en Psychologie.

Soutenue en 2016.

Résumé
 :

« L’histoire du Rythme, l’histoire de l’Art et l’histoire de la Psychanalyse, c’est aussi l’histoire de la mémoire du Corps, surface d’inscription incarnée et surface incarnante immatérielle. Le corps comme matière informante. Du Chaos à la Forme, mouvant. Nous proposons une considération du rythme dans une perspective psychanalytique à l’épreuve de la clinique de la création artistique. La théorie du rythme, arrimée à différents champs, nous a conduite à l’analyse d’une revue restreinte de la littérature théorique élargie permettant d’en confronter les apports afin d’enrichir la réflexion psychanalytique. Ainsi, le rythme trouve un centre à l’endroit d’une quête de l’origine, vers l’originaire. Quête d’une mise en sens de la cosmogonie et du corps pulsionnel. Le rythme se voit conférer une dimension civilisatrice et historisante au sein du socius, au travers de la langue et de l’histoire des corps. La création est étudiée comme paradigme privilégié du rythme qui se compose via une traversée mouvante et simultanée des trois coffrets du maternels. Nous postulons d’un rythme subjectif, interface corps-psyché. Le rythme informe et forme la matière-sensible corporelle autant qu’immatérielle, au travers de la langue. Inscription sensible des corps en présence autant qu’inscription sur la matière support. Ainsi le lieu de l’art, celui de la forme artistique, se fait surface d’inscription externe d’un engramme corporel effractant. La quête d’une forme est quête de lieu pour le non-lieu de la mémoire. Cette thèse repose sur une double méthodologie de recherche : celle de la rencontre clinique et celle de l’analyse pathographique de l’¿uvre d’art, éprouvée au travers d’une étude qualitative et casuistique, au recours d’une lecture clinique du sensible de l’immatérialité de la parole et du discours latent. L’étude de cas met en évidence un vécu d’effraction du fantasme et le recours à l’éprouvé sensoriel informant le langage et l’expression artistique. La confrontation à la sexualité génitale, dans l’après-coup, révèle sa potentialité traumatique, conduisant à une réactualisation de l’archaïque à l’aune de la relation objectale, source d’une aliénation spatio-temporelle interne. Par le travail du rythme, l’¿uvre artistique se fait lieu d’inscription déterritorialisé de l’informe, sans pour autant endiguer la trace primitive, à l’inverse ; mais cependant lui confère une reconfiguration spatio-temporelle. Du point de vue intrapsychique, le rythme est envisagé comme élément non-langagier concourant au système représentationnel. D’un point de vue dynamique, le rythme dispose une forme mouvante au service de la dialectique liaison-déliaison, visant un départage du temps et de l’espace interne non-advenu, vecteur de lien et d’historicisation. L’étude du rythme s’ouvre comme perspective sur la clinique de la parole sensible du corps-affecté ».

Un concept technologique de trace numérique par Cléo Collomb

Thèse de doctorat en  Technologies cognitives, management de l innovation et systèmes complexes.

Soutenue en 2016.

Résumé :

« Cette thèse entend proposer un concept technologique – c’est-à-dire non-anthropocentré – de trace numérique. Il s’agit de rappeler que l’informatique exigeant des objets et des actes qu’ils passent par l’inscription pour exister, les machines computationnelles sont parties prenantes des processus de production des traces numériques, qu’une « sémiotique technologique » permettrait de décrire. L’enjeu d’un tel concept est de mettre en circulation une narration qui ne soit pas de l’ordre de ces discours de fin de monde décrits par Déborah Danowski et Eduardo Viveiros de Castro. Ces discours racontent la vie d’humains réduits à habiter un environnement ontologiquement dévitalisé et artificialisé, comme cela semble être le cas lorsque la valorisation technique et économique des traces numériques débouche sur une « délégation machinique de nos relations » (Louise Merzeau) ou encore sur une « gouvernementalité algorithmique » (Antoinette Rouvroy et Thomas Berns). À partir du moment où il y a des discours de fin de monde cependant, c’est qu’une tentative est à l’œuvre : celle qui consiste à inventer une mythologie adéquate à notre présent, celle qui essaie de dire quelque chose de la fin d’une certaine aventure anthropologique. Et c’est pour participer à cette tentative, tout en cherchant à éviter de contribuer aux discours de fin de monde, qu’une approche technologique des traces numériques à même de faire compter les machines computationnelles est proposée ».

Atlantique noir et productions musicales : le reggaeton comme marque / trace de l’archipel caribéen par Regis Maulois

Thèse de doctorat en Études ibériques et latino américaines.

Soutenue en 2015.

Résumé :

« La musique, moyen d’expression commun à toutes les civilisations, est au centre de l’explosion des productions culturelles et sociétales actuelles. Dans les Amériques, les années 1960 furent marquées par d’importantes luttes pour la conquête de l’égalité, la reconnaissance des cultures jusque-là considérées comme mineures, et par d’importantes migrations transrégionales et transcontinentales. Parmi ces luttes, celles des Noir-e-s ont retenu particulièrement mon attention, notamment les figures emblématiques comme Martin Luther King, Malcom X, Angela Davis, etc. mais aussi des organisations politiques et culturelles, comme les Black Panthers. Cependant dans la Caraïbe, ces luttes étaient déjà bien présentes, dans les années 1930, avec Marcus Garvey et son mouvement (UNIA). D’une manière générale, il a permis de mettre l’accent sur la disqualification sociale des Noir-e-s, des cultures dont elles/ils sont porteurs, leur « citoyenneté différée » (V. Lavou). Dans les sociétés caribéennes, hybrides par excellence, d’après les chercheur-e-s reconnu-e-s, le mouvement noir a, sans conteste, eu de fortes répercussions, déterminant par là même toutes les expressions folkloriques puis culturelles. Il en est de même du Reggaeton. Bien qu’identifié comme « latino », le Reggaeton reste, pour beaucoup, un avatar commercial, un « produit manufacturé » de l’industrie du spectacle. Mais, on remarquera néanmoins, l’adhésion collective à cette musique de la part de nombreux « latinos », tout comme les effets d’identification qu’elle suscite. Cette musique, c’est l’une des hypothèses que je partage, « reflète » les révoltes contre les injustices, la domination sociale, raciale, la pauvreté. En ce sens, le Reggaeton concentre toutes les caractéristiques de la musique populaire urbaine afro-latino-américaine, à l’instar des musiques populaires urbaines afro-américaines (USA). De ce point de vue, le « Reggaeton» constitue tout à la fois un «exutoire», un espace de « négociations identitaires » contradictoires (sexisme, machisme, homophobie, culte de la réussite individuelle, de la violence, etc.), un moyen permettant d’exister socialement à travers des codes spécifiques. En posant le Reggaeton comme un « analyseur » des contradictions socio-politiques de l’archipel caribéen et de ses diasporas, cette thèse vise à en restituer la complexité, au-delà des considérations purement moralisatrices. À l’aide d’outils conceptuels comme, l’Atlantique noir de Paul Gilroy l’interculturalité de Claude Clanet, et la créolisation d’Édouard Glissant, entre autres, j’analyse les dynamiques migratoires et sociales à l’origine de l’émergence du Reggaeton et par conséquent des tensions identitaires qu’il recèle ».

De l’esthétique de la trace : Mémoire, Histoire, Récit dans l’œuvre de six romancières centraméricaines actuelles (1990-2007) par Julie Marchio

Thèse de doctorat en Études romanes.

Soutenue en 2014.

Résumé
 :

« Dans le contexte de la progressive (re-)démocratisation de l’isthme centraméricain au cours des années 1990, le sous-genre du roman historique connaît un nouvel essor s’inscrivant ainsi dans une tendance globale du sous-continent latino-américain. Les auteurs femmes de l’isthme non seulement commencent à se saisir du genre romanesque en général qu’elles n’avaient que peu cultivé jusqu’alors, mais participent activement de ce nouvel engouement que suscite la mise en fiction de l’histoire, un phénomène qui n’a été que très peu examiné par la critique. La présente recherche est construite à partir de l’analyse textuelle de sept romans publiés entre 1992 et 2007 par six écrivaines centraméricaines. D’une part, nous tentons de montrer que l’écriture fictionnelle de l’histoire des romancières centraméricaines se caractérise par un certain nombre de spécificités qui relèvent de l’approche historique des marginaux et des exclus du pouvoir. D’autre part, nous cherchons à mettre en lumière que cette écriture s’inscrit également dans une tendance plus générale que nous avons qualifiée d’« esthétique de la trace » : une évolution progressive du roman historique vers le roman de la mémoire historique. Aussi, cette recherche menée à bien sur une littérature encore trop marginale dans les universités européennes a pour objet de contribuer à l’analyse des modalités d’écriture de l’histoire choisies par les auteurs femmes en Amérique centrale et de concourir à la compréhension du changement de paradigme que nous semble subir actuellement le roman historique, non seulement dans la région, mais aussi dans nombre de pays latino-américains marqués par un processus de transition politique ».

Des horizons à la trace : géographie des mobilités de l’art à Nairobi par Olivier Marcel

Thèse de doctorat en Géographie humaine.

Soutenue en 2014.

Résumé
 :

« Cette thèse consiste en une géographie des lieux et des circulations de l’émergence artistique dans une métropole du Sud. Elle se situe au croisement entre une géographie urbaine, soucieuse des agencements socio-spatiaux à l’intérieur desquels s’organise l’existence « ordinaire » d’une activité en train de se faire, et une géographie de l’art qui place les trajectoires spatiales des faits artistiques au cœur de l’analyse. Capitale postcoloniale, métropole est-africaine et périphérie d’une « économie mondiale d’archipel », Nairobi est un terrain de la rencontre entre métropolisation et globalisation. Dans le sillon des théories géographiques de la mondialisation, cette recherche propose de documenter et de cartographier les reconfigurations de l’espace artistique qui résultent de ces dynamiques. L’originalité de cette thèse est de rassembler l’ensemble des scènes et des productions artistiques d’une ville sur le dénominateur commun de la dimension spatiale de leurs circulations. Le matériau étudié (discours et curriculum vitae d’artistes, activités et archives de centres d’art) permet de confronter des circulations effectives à des horizons d’accomplissement différenciés, dont la trame est faite d’une ruralité encore prégnante et la connectivité d’une métropole mondialisée. La méthode développée relève de la traçabilité, dont la base est l’enquête par observation. Une exposition, une performance, une bourse de voyage, la visite d’un commissaire d’exposition, d’un collectionneur ou d’un mécène, les circulations quotidiennes d’un artiste et ses modes de socialisation, tous ces déplacements individuels, matériels, idéels et financiers constituent la matière première de la géographie proposée dans cette thèse. Comprise comme l’articulation entre, d’une part, les compétences et les tactiques spatiales des artistes et, d’autre part, les moyens matériels et institutionnels de gestion de la distance, la mobilité artistique interroge les conditions et le sens des déplacements autant que le devenir des acteurs engagés ».

Du tracé manuel à la ligne en mouvement : mutations esthétiques et sémiotiques dans la calligraphie latine contemporaine par Karine Bouchy

Thèse de doctorat en Histoire et sémiologie du texte et de l’image.

Soutenue en 2013.

Résumé
 :

« La discipline que l’on nomme calligraphie latine contemporaine, qui existe sous cette forme depuis à peine plus d’un siècle, apparaît comme un déplacement radical à la fois par rapport à ce que l’Occident a connu en termes d’histoire des formes alphabétiques manuscrites et par rapport aux usages et aux fonctions que cette discipline elle-même a commencé par occuper à la fin du XIXe siècle, au moment de son apparition. L’enjeu de cette thèse est de comprendre ce qui rend possibles de tels changements, c’est-à-dire ce qui conditionne la série de mutations traversées par la calligraphie latine contemporaine, qui s’affirme aujourd’hui comme une nouvelle proposition parmi les réinventions du visible de l’alphabet latin. En travaillant toujours à partir des œuvres, plus précisément des symptômes singuliers qui s’en dégagent, cette étude archéologique déplace l’analyse de la calligraphie latine vers un double plan sémiotique et esthétique ».

Ingénierie des indicateurs d’activités à partir de traces modélisées pour un environnement informatique d’apprentissage humain par Tarek Djouad

Thèse de doctorat en Thèse de doctorat en Informatique.

Soutenue en 2011.

Résumé :

« L’exploitation des traces d’interaction lors de tâches d’apprentissage permet différents types de retour d’expérience : retour immédiat pour l’apprenant sur sa tâche, retour d’expérience au niveau d’un groupe de pairs, retour d’expérience vers le tuteur en situation d’apprentissage, retour d’expérience vers les concepteurs de formation. Ces retours d’expérience s’expriment le plus souvent sous une forme synthétique : des indicateurs. Ce travaille apporte des solutions originales aux deux facettes indispensables à toute ingénierie des indicateurs : 1) intégration d’un système à base de traces comme nouvelle brique disponible pour la conception d’EIAH (intégration dans un framework de type Moodle) ; 2) Élaboration d’un processus intégré de transformations explicites de traces modélisées préparant à un calcul explicite d’indicateurs. Les connaissances de modélisation des traces, des transformations et de la description de la formule d’indicateur sont capitalisées, facilitant la réutilisation et la constitution de bibliothèques d’indicateurs « prêts à l’emploi ». Pour illustrer l’approche, nous avons développé un jeu de modèles de traces et de transformations adaptées à une situation cible choisie pour sa richesse interactive. Ce jeu de modèles pourra concerner l’apprenant seul, mais aussi le groupe de pairs et éventuellement le groupe classe pour révéler certains phénomènes, tels que la collaboration, non visibles au niveau de l’individu seul. L’outil développé, pour faire la démonstration de l’approche proposée, a été testé en vraie grandeur sur plusieurs terrains universitaires et est disponible en téléchargement pour Moodle ».

De la trace à l’archive : pratiques mémorielles et pratiques artistiques contemporaines par Géraldine Sfez

Thèse de doctorat en Philosophie.

Soutenue en 2011.

Résumé
 :

« Comment mémoriser quand tout semble déjà mémorisé, enregistré, archivé ? Comment produire de la mémoire quand chacun se trouve entouré d’appareils disposés à mémoriser pour lui ? Comment opérer une distinction entre une « mémoire » prothétique, externalisée, déterritorialisée et une mémoire qui serait de l’ordre de l’expérience ? Notre hypothèse est que pour saisir la spécificité de cette mémoire, il faut comprendre en quoi elle relève d’un processus avant tout corporel. La mémoire non seulement s’inscrit dans le corps, mais plus encore procède du corps. Les « arts de la mémoire » qui envisagent la mémoire comme un procédé associant une image à un lieu laissent ainsi impensé le troisième terme de cette association : le corps, et plus précisément le corps affecté. C’est l’art, et en particulier l’art à partir des années soixante, qui nous semble restituer de la façon la plus manifeste ce processus quand il prend le corps comme médium et articule ainsi étroitement les notions de pratique, de mémoire et de corps, à travers trois modalités principalement : la trace, l’inscription, l’archive. Pour comprendre comment les pratiques artistiques à partir des années soixante donnent à repenser les pratiques mémorielles, nous nous intéresserons donc au corps qui se mesure à l’espace et y laisse une trace (Richard Long, Piero Manzoni, Stanley Brouwn) ; au corps qui répète un même geste et par cette répétition, inscrit ce geste en lui (Samuel Beckett, Bruce Nauman, Vito Acconci, Andy Warhol) ; au corps enfin qui se fige, se stratifie et devient lui-même sa propre archive (Jeff Wall, Gerhard Richter) ».

La structuration de la phénoménalité : temporalité, trace, événement (Heidegger, Derrida, Nancy) par Hakhamanesh Zangeneh

Thèse de doctorat en Philosophie.

Soutenue en 2009.

Résumé
 :

« En lisant la deuxième partie (peu commentée) d’Être et Temps de Heidegger comme une nouvelle philosophie transcendantale au sens étroit, nous y décelons une multiplicité de temporalités comportant plusieurs instances de la présence. L’instance la plus originaire contient pourtant, selon nous, un noyau relationnel et a-phénoménal, ce qui implique l’affirmation d’une structuration à même le phénomène. Nous poursuivons ce thème comme fil conducteur établissant un chemin de continuité entre Heidegger et Derrida, notamment dans les textes de Derrida dédiés à la phénoménologie où il est question de la métaphysique de la présence. Loin d’y voir une critique de Heidegger nous lisons ces textes comme une extension de notre problématique : le vocabulaire derridien de la trace et de la différance nous permet d’approfondir la description de ladite structuration archaïque. En insistant sur la référence analogique au domaine langagier, nous nous servirons de l’analyse grammatologique afin de répondre aux questions laissées ouvertes dans Être et Temps, et notamment afin de caractériser la temporalisation immanente. En même temps, nous suggérons de voir une distinction dans la trace, une distinction qui traverse l’œuvre ultérieure de Derrida. Le versant grammatologique de la déconstruction est une réponse à la question de la temporalité. Enfin, la question, récemment très discutée, de l’événementialité, se laisse rattacher à notre problématique à travers des travaux de Jean-Luc Nancy. La notion d’événement distensif, lorsque enrichi par une série de gloses historiques, est une pensée de la singularité qui ne sacrifie pas les acquis grammatologiques de la détermination d’une structuration de la phénoménalité ».

Vision de vestiges et travail de la trace dans l’espace pictural, au surgir de l’intime par Wissem Abdelmoula

Thèse de doctorat en Arts plastiques et sciences de l’art.

Soutenue en 2008.

Résumé
 :

« Comment questionner la trace et réfléchir sur les conditions de sa réduction à un concept d’ordre plastique ? Et jusqu’à quel point la trace rassure-t-elle le passage de la visibilité de la matière picturale à son intelligibilité ? C’est là une problématique fondamentale autour de laquelle notre pratique artistique forme et constitue son objet. La trace y est une valeur expérimentale qui permet d’établir une transposition de vision de l’espace plastique dans le fonctionnement de la pensée. Nombre de pratiques d’artistes contemporains et d’écrits ont ainsi revisité et interrogé différentes pensées passées et présentes, redonnant un plaisir à une réflexion sur la trace que Derrida déjà annonçait : ” La trace, c’est la définition de sa structure, c’est quelque chose qui part d’une origine mais qui aussitôt se sépare de l’origine et qui reste comme trace ».

Objet historique et objet esthétique : du signe à la trace par Pyung-Jong Park

Thèse de doctorat en Esthétique.  

Soutenue en 2003.

Résumé
 :

« Cette étude a pour but de rendre compte de la nature propre de l’objet esthétique, distinguée de celle de l’objet historique, à travers une réflexion sur la notion de trace. L’objet historique renvoie au mode universel d’être de tout objet temporel laissé dans ce monde et donné à la conscience de l’homme, conscience elle-même fondamentalement historique. L’objet esthétique, en dépit du fait qu’il est trace, ne se subordonne cependant pas à l’économie de l’être de l’objet historique, précisément parce qu’il est an-historique et intemporel. L’être de l’objet esthétique et le propre de l’expérience esthétique résident dans leur caractère an-historique. Néanmoins, l’objet esthétique n’apparaît dans le monde historique et dans la conscience historique de l’homme que comme objet historique. Dans cette apparition, l’être de l’objet esthétique se maintient pourtant, et c’est par la trace même qu’il laisse en apparaissant comme objet historique que l’objet esthétique ne demeure pas simple signe ou document historique. La trace renvoie ainsi au mode fondamental d’être de l’objet esthétique en un monde historique ».

Trace et transitionnalité par Claude Fournival

Thèse de doctorat en Psychologie. Psychopathologie et psychologie cliniques.

Soutenue en 2002.

Résumé :

« A partir de traces pré-figuratives, nous analysons les processus psychiques mis en jeu dans l’expérience de séparation/individuation mère/bébé. Moment organisateur de l’espace psychique, du Moi et des processus identitaires, l’émergence des traces pré-figuratives fixe cette expérience de rupture dans la continuité de soi et révèle la manière dont l’écart et la différence se travaillent à même la matière du support. Elles vectorisent alors en repères concrets une trajectoire grapho-psychique évolutive allant des “traces équations symboliques”, temps de fusion avec l’objet, aux “traces pré-symboles”, temps de défusion d’avec l’objet, puis “aux symboles” : espace transformationnel où s’origine le mouvement processuel de la symbolisation, retenu comme redoublement de la rencontre avec l’objet. Le processus de transformation est ainsi déplacé de l’environnement maternel d’où il s’origine vers la trace : passage de l’expérience du processus à l’élaboration de l’expérience. Temps où l’humain est amené à se (re) positionner dans une construction externe de la capacité symbolique, genèse du lien à l’objet. La trace participe ici de la constitution du sujet et de la continuité de son histoire. En contrechamps, nous observons comment dans leurs œuvres certains peintres par leur art, rendent contigu ce qui semblait intouchable, la perte originaire ».

Colloque 2019. XXIV èmes Journées pour l’Histoire du Management et des Organisations : « Écosystèmes d’informations »

Colloque organisé par l’AHMO (Association pour l’Histoire du Management et des Organisations) et l’Université Côte d’Azur – EDHEC Business School, GREDEG (UMR 7321) et MSHS Sud-Est (USR 3566).

27, 28 et 29 mars 2019 à Nice (Site Internet des JHMO2019)

Les prochaines Journées pour l’Histoire du Management et des Organisations souhaitent apporter une réflexion historique à la compréhension de l’usage de ces différentes formes d’information dans les organisations. En particulier, des réflexions portant sur la thématique suivante : 

L’évolution de l’utilisation de l’information dans les organisations : Si l’information comptable dans les bureaux a sans doute été le premier langage pour les organisations, d’autres traces (financières, relatives au personnel, aux prix, à la logistique ou aux clients) se sont avérées utiles à conserver pour mieux orienter les décisions et les positionnements stratégiques des organisations.

  • Quelles ont été ces évolutions ?
  • Pour quelles informations ? et dans quel but ?

Personne à contacter : Lise Arena – jhmo2019@gmail.com

Site internet : https://ahmo.hypotheses.org/

L’Homme-trace. Colloque 2018 : pouvoirs et faillites des données, des traces et de leurs systèmes

Colloque organisé par l’Université Polytechnique
Hauts-de-France

Les 10 et 11 décembre 2018 à Valenciennes (France)

Argument :

L’engouement actuel pour la numérisation généralisée conduit à construire peu à peu une homologation de plusieurs équivalences : celle de l’intelligence avec l’information puis l’informatique, celle de la culture avec l’accès universel aux ressources, celle des construits documentaires avec une réalité augmentée, celle des textes avec des données puis des bits, celle de la ville intelligente avec l’habiter de la cité, celle du territoire avec sa carte – pour parodier Bateson. Dans tous les cas, « ce qui est peu douteux, c’est que les représentations mettent en jeu l’espace dans le temps et pour cette raison nous conduisent à incorporer tout particulièrement, par l’image et par l’imaginaire, des conceptions de notre propre histoire » (Jeanneret, à paraître).

A défaut de faire récit, les « données » et les « traces » font système : avec les opérateurs qui les accompagnent – traitement algorithmique, classement, stockage, mise en visibilité par la dataviz, etc. – elles fabriquent des réalités utopiques qui se posent pourtant pour vraies. Elles mettent en visibilité et révèlent des figures cachées, mais en même temps elles occultent et dissimulent aussi tout ce dont elles s’affranchissent. Ainsi se met en place un ordre symbolique du politique : une gestion sur le mode d’une figuration partielle, partiale et parcellaire du réel, qui dérobe à la discussion le pouvoir d’écrire le social. Soutenant le plus souvent l’analyse et la prise de décision, elles acquièrent de fait de réels pouvoirs politiques, économiques, techniques, prospectifs, scientifiques. Mais qui dira leurs failles, leurs faillites et leurs lacunes ?

Le colloque est pluridisciplinaire. Il est ouvert à toute contribution portant sur ces questions. Il s’agit de la cinquième rencontre dans le cadre des travaux du collectif L’Homme-Trace (e-lab. on Human Trace in Complex Systems Digital Campus UNESCO1. Dans ce cadre, l’appui sur les acquis des précédentes parutions aux Editions du CNRS est vivement recommandé.

Contributions :

Les propositions, comportant un titre, une liste d’auteurs, un résumé de 500 mots maximum et une liste de mots-clefs, sont à faire parvenir par mail à :

Dead-line : 23 novembre 2018

Les propositions retenues donneront lieu à une communication orale (15 à 20 minutes, créneau de 30 minutes maximum questions comprises).

Le comité scientifique sélectionnera ensuite celles qui seront retenues sous forme de publication pour le volume V de la série l’Homme-trace à paraître aux Éditions du CNRS2.


  • Vol I. : B. Galinon-Mélénec (Ed) (2011). Perspectives anthropologiques des traces contemporaines. Tome 1 de la série L’Homme-Trace, Paris, CNRS Editions. ISBN 978-2-271-07104-0
  • Vol. II. : B. Galinon-Mélénec & S. Zlitni (Eds) (2013). Traces numériques. De la production à l’interprétation. Tome 2 de la série L’Homme-Trace. Paris, CNRS Editions. ISBN 978-2-271-07239-9
  •  Vol. III : B. Galinon-Mélénec, F. Liénard & S. Zlitni (Eds) (2015). Inscriptions corporelles et techniques. Tome 3 de la série L’Homme-Trace. Paris, CNRS Editions. ISBN 978-2-271-08324-1
  •  Vol. IV. : B. Galinon-Mélénec (Ed) (2017). Des traces du corps au corps-trace. Tome 4 de la série L’Homme-Trace. Paris, CNRS Editions. ISBN 978-2-271-11417-4

 

  1. Cf. https://en.wikiversity.org/wiki/Portal:Complex_Systems_Digital_Campus/E-Laboratory_on_human_trace []
  2. Présentation des volumes sur : http://www.cnrseditions.fr/2841__beatrice-galinon-melenec []

BRAZIL 2018 / Université UNINORTE-ACRE

PRESENTATION DU E. LABORATOIRE ON HUMAN TRACE COMPLEX SYSTEM UNESCO LE 14 AOUT 2018 PAR HADI SABA AYON1

ORGANISATION D’UN WEBINAIRE LE 21 NOVEMBRE 2018

Par Hadi Saba Ayon, membre du e. Laboratory On Human Trace ; Solange Chalub, coordinatrice du département des formations de troisième cycle ; Vander Nicacio, analyste des systèmes d’information dans le gouvernement de l’Etat de l’Acre ; Janeo Nascimento, enseignant en technologies de l’information et de la communication.

Thème : « Quelle culture numérique pour quelle ville inclusive ?»

Ce Webinaire est multidisciplinaire et se situe à la croisée de deux champs d’études : les études sur les nouveaux médias (New media studies) et les études sur le handicap (Disability studies). Il présente trois axes autour desquels s’articuleront les interventions des participants :

1.  Numérique : support, médias et culture ;

2.  Handicap et accès ;

3.  Ville accessible, ville inclusive.

Ses objectifs sont de réunir des chercheurs, des enseignants et des acteurs travaillant / intéressés par / avec les questions mentionnées pour échanger des expériences et travailler en réseaux sur des projets inclusifs.

Pays participants : Brésil, Etats Unis, Canada, Espagne, France (Participation de l’université le Havre Normandie), Indonésie.

  1. Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication (université Le Havre Normandie, 2014), Membre du E. laboratory On Human Trace Complex System UNESCO. []